Archives pour la catégorie Oenotourisme

Tourisme et vin : toute l’actualité de l’oenotourisme, une sélection des bons plans et bonnes adresses dans les vignobles de France, des itinéraires touristiques.

Focus sur les vins de Saint-Emilion – Bordeaux

En plein cœur du vignoble Saint-EmilionPays Libournais, la cité médiévale de Saint-Emilion est classée au Patrimoine Mondial de l’UNESCO depuis 1999. Sa parure monumentale se décline au gré de ruelles tortueuses. Quant à son patrimoine œnologique, il est reconnu dans le monde entier. Un paysage viticole historique qui illustre de manière exceptionnelle la diversité des terroirs.

Le vignoble de Saint-Emilion s’étend sur 5600 hectares et produit en moyenne 235 000 hectolitres/an de vins rouges. Quatre types de terrains existent à Saint-Emilion : des sols argilo-limoneux, argileux, calcaires composés d’alluvions de graves et de sables. Côté cépages, c’est le merlot qui domine avec 60% de l’encépagement suivi par le cabernet franc et le cabernet sauvignon. Les vins de la région, de renommée mondiale (et grandissante en Chine), sont des vins aux tanins solides dont la structure s’arrondit avec le temps.

Un peu d’histoire…
C’est à partir de 1959 que les vins de Saint-Emilion ont été classés. Particularité de ce classement et contrairement à celui de 1855, celui-ci est révisable tous les 10 ans et a donc été revu en 1959, 1969, 1986 (petite exception…), 1996, 2006 et 2012. Ces classements ont longtemps fait et font encore l’objet de discordes jusqu’à devenir de véritables imbroglio judiciaires. En 2013, le classement est confronté à plusieurs demandes d’annulation en raison d’erreurs et de non-respect de la réglementation en vigueur. Trois viticulteurs exclus du classement vont jusqu’à porter plainte contre X pour prise illégale d’intérêt en mettant en avant le fait que les lauréats du classement sont eux-mêmes juges et partie. Injuste pour les uns, tout à fait honorable pour d’autres, c’est en somme un classement qui n’a pas fini d’être contesté…

Extrait du classement de 2012 :

Premiers Grands Crus Classés A
– Château Angélus
– Château Ausone
– Château Cheval Blanc
– Château Pavie

Premiers Grands Crus Classés B
– Château Beau Séjour Bécot
– Château Beauséjour
– Château Bélair-Monange
– Château Canon
– Château Figeac
– Château La Mondotte
– Château Pavie-Macquin
– Château Troplong-Mondot
– Château Valandraud

Grands Crus ClFonplegade vignoble bordeauxassés
– Château Bellevue
Château de Ferrand
Château Fonplegade (photographie ci-contre)
– Château Larmande
Château Soutard
– Couvent des Jacobins
– Château Chauvin
– Château le Clotte

Dégustez les vins de Saint-Emilion au cours d’un stage œnologie autour de Bordeaux et dans le vignoble Bordelais.

Rencontre oenologique dans les vignobles du Médoc, au Domaine Rollan de By

Interview de Deborah Fontaine et Benjamin Gavard, responsables hébergement et oenotourisme à l’Hôtel Rollan de By. Ils nous parlent du domaine et de leurs expériences personnelles.

D’où vient cette pasDomaine-Bordeaux-Rollan-de-Bysion pour la viticulture? et pour l’accueil des hôtes? Racontez-nous votre parcours en quelques mots
Nous avons toujours aimé déguster les vins et l’univers vinicole nous fascinait mais nous n’avions malheureusement pas assez de temps à consacrer à développer notre curiosité. C’est réellement depuis notre arrivée dans le Médoc en 2013 que tout a basculé : nous avons développé une passion pour le vin et la viticulture grâce à la proximité des châteaux et à l’environnement des vignes à perte de vues. Notre ancien voisin est lui-même vigneron, tout cela nous a permis de nous y intéresser d’avantage et surtout avec plus de facilité puisque nous vivions au cœur du « sujet ». Et lorsque nous reprenons la gestion de l’hôtel Rollan de By et que les visites des chais nous sont alors confiées, c’est avec bonheur que nous acceptons de faire découvrir à notre tour les secrets de la fabrication du vin !

L’histoire de M. GUYON, le propriétaire du Domaine, est quant à elle, beaucoup plus incroyable puisqu’il achète en 1989, ses 2 premiers hectares de vignes avec le château Rollan de By, son envie du moment : produire du vin pour le plaisir afin de le déguster entre amis ou en famille. Au fil des années, M. GUYON se pique au jeu et se passionne pour la viticulture, il est satisfait de ce vin rond et fruité qu’il arrive à produire. Avec ambition et passion, il rachète au fil des décennies d’autres châteaux et hectares de vignes, afin de varier les plaisirs et produire des vins toujours aussi gourmands mais avec une personnalité propre à chacun. Aujourd’hui, M. GUYON peut s’enorgueillir de posséder 7 châteaux et 185 hectares de vignes : toujours présent pour décider du commencement des vendanges et ce, jusqu’à l’assemblage des vins après élevage, il a à cœur d’être présent à chaque étape de production de ses vins.

Diplômés en hôtellerie, nous avons au fil des années multiplié les expériences dans différentes structures d’hébergement touristique essentiellement en Savoie et sur le Bassin d’Arcachon. Nous vivions du tourisme, changeant alors de lieu de travail au fil des saisons, mais c’est en 2013 que nous décidons de « poser nos valises » dans le Médoc qui nous séduit par son climat, son côté très sauvage et nature, et bien entendu, par la richesse de ses vignes. Benjamin aura une belle opportunité de travail dans l’hôtellerie de luxe, à l’hôtel 4* Cordeillan-Bages, avant de reprendre ensemble la gestion de l’hôtel Rollan de By quelques mois plus tard….

Avant de devenir vigneron, M.GUYON était décorateur d’intérieur, diplômé de la prestigieuse école Boulle. Il a rénové et décoré l’hôtel avec le désir d’accueillir les hôtes comme s’ils venaient chez lui : œuvre d’art ou tableau, chaque objet raconte une histoire. Les chambres sont décorées avec goût et possèdent une atmosphère propre à chacune, M. GUYON ne souhaite pas de chambres standardisée, vous êtes chez lui !
Son souhait le plus cher est également de permettre à la région « Cœur Médoc » de se désenclaver en offrant la possibilité aux voyageurs de pouvoir se loger, car il faut savoir que la pointe médocaine est très sauvage. En transformant le château La Clare en hôtel, il a voulu, en quelques sortes, faire un cadeau aux visiteurs et leur permettant de poser leurs valises au cœur du vignoble pour découvrir notre belle région.

Quelles sont les caractéristiques des vins des Domaines Rollan de By? Les meilleurs millésimes?
Les vinsbouteille Rollan de By des Domaines Rollan de By sont des vins ronds et fruités, dû à un grand pourcentage de Merlot dans l’assemblage. On trouve également, une belle fraîcheur grâce à un pourcentage très important de Petit Verdot (jusqu’à 20% dans l’assemblage pour le Château Haut-Condissas) qui s’associe à merveille avec le Merlot en venant contrebalancer son côté fruité. Le petit Verdot confère par ailleurs, une belle structure et une jolie couleur rubis au vin. M. GUYON souhaite que ses vins soient agréables à déguster rapidement, inutile d’attendre des années avant de pouvoir en apprécier tous leurs arômes et leurs charmes.
Les meilleurs millésimes sont les années 1998, 1999, 2001, 2005, 2009 et 2010.

Qu’est-ce que les gens apprécient le plus pendant la visite et la dégustation?
Les visites des chais des Domaines Rollan de By s’organisent en très petit groupe, il peut même arriver que vous soyez les seuls à y participer. Ce côté « visite privée » plaît beaucoup à nos hôtes, Benjamin se fait un plaisir de vous ouvrir les portes des chais rien que pour vous et est totalement à l’écoute pour répondre à toutes vos questions. Nous nous efforçons au mieux de rendre les visites intéressantes et surtout compréhensibles car il est vrai que les parties « techniques » de la fabrication du vin peuvent vite devenir rébarbatives et pas forcément évidentes à comprendre, il est important d’avoir un discours simple et adapté aux novices. Le petit plus de nos visites : si vous avez la chance de croiser le maître de chais, celui-ci prend souvent de son temps pour les visiteurs et il se fait un plaisir de vous faire accéder aux endroits un peDégustation au Domaine Rollan de Byu plus privés.

Notre dégustation s’articule autour d’une dégustation « à la cuve », vous avez la chance de découvrir ce que peut-être un vin « primeur ». Vous dégustez ensuite deux autres vins en bouteille de deux millésimes différents, ce qui permet d’avoir une bonne idée de ce que l’élevage en barrique apporte au vin en termes d’arômes et de structures.


Quels sont les incontournables de la région?
Outre les visites des nombreux châteaux classés « Grand Cru 1855 » et autres manifestations et salons sur le thème du vin organisés tout au long de l’année, d’autres points d’intérêts méritent votre attention dans le Médoc….
Un des rares phares classés monument historique, le phare de Cordouan est également inscrit sur la liste des monuments susceptibles d’être classés au Patrimoine Mondial par l’UNESCO. Situé à 7km au large de Soulac-sur-Mer, ce « Versailles de la mer » se visite au fil de ses 311 marches. Embarquement depuis Le Verdon, à la pointe de la presqu’île médocaine.
L’évènement incontournable du Médoc reste le Marathon du Médoc à Pauillac, qui a fêté cette année sa 30ème édition avec plus de 10 000 participants. C’est dans une ambiance festive que les coureurs participent au marathon : déguisement obligatoire, étapes dégustation dans chaque château « Grand Cru » du parcours et stands de ravitaillement grillades et autres spécialités médocaines. Ce n’est pas pour rien que le Marathon du Médoc est réputé être le marathon « le plus long du Monde » (tout dépend du nombre de dégustations… !), mais il s’agit surtout d’un marathon convivial où même si vous n’avez pas votre dossard de coureur, vous participez quand même à la fête !

Enfin, pour finir sur une note gastronomique : vous vous délecterez au restaurant Cordeillan-Bages à Pauillac, dont le chef Jean-Luc ROCHA (digne successeur du chef Thierry MARX), vous envoutera avec sa cuisine récompensée de deux étoiles au guide Michelin. Et si vous ne pouvez pas vous offrir, le deux étoiles, nous recommandons vivement à toutes les personnes qui séjournent à l’hôtel, d’aller dîner au restaurant Le Saint-Seurin à Saint-Seurin-de-Cadourne. Le jeune chef Gabriel a été récemment récompensé d’une toque par le guide Gault & Millau, pour sa cuisine originale et créative, à essayer absolument !

Quel regard portez-vous sur l’oenotourisme?
L’oenotourisme est une façon originale de médoc vignoblesdécouvrir une région ou un pays. Il s’agit d’un secteur en plein développement puisque de plus en plus de personnes s’intéressent à l’univers du vin et souhaitent en découvrir les coulisses. A l’hôtel Rollan de By vous êtes au cœur du domaine afin de parfaire au mieux vos connaissances sur le sujet, et nous avons à cœur d’offrir une prestation de qualité : il est important de savoir se démarquer quand une activité est en plein essor. Nous ne sommes plus dans un simple rapport de producteur / consommateur, mais davantage dans un esprit d’échange et de partage. Les personnes séjournant à l’hôtel ont une réelle envie de découvrir le lieu, l’histoire et les techniques employées pour élaborer nos vins. L’oenotourisme pour nous, c’est savoir vous recevoir et tout mettre en œuvre pour que le vin devienne une façon de voyager, de s’évader et d’apprécier encore plus cette bouteille que vous dégusterez au cours d’un repas entre amis car il y aura une belle histoire à raconter.

Rencontrez Deborah et Benjamin à l’Hôtel Rollan de By au cours d’un séjour Chai le vigneron dans le Médoc !

Tous nos séjours dans le bordelais

Nos partenaires lauréats du concours Best Of Wine Tourism 2015

Le concours Best Of Wine Tourism récompense depuis douze ans les sites vitivinicoles de la région bordelaise les plus innovants en matière d’accueil de visiteurs. Cette année, la compétition se jouait sur six catégories différentes.
Quatre de nos partenaires ont gagné la compétition dans deux des six catégories présentées, les voici !

Catégorie « Architecture & Paysages » :

– Best of d’Or pour le Château Siaurac et son magnifique parc romantique à l’anglaise de 15 hectares, proposé dans notre séjour romantique dans les châteaux bordelais.

– Le Château de Ferrand et son parc aux arbres centenaires, ses prairies et ses grottes typiques de la Vallée de la Dordogne. Nous vous proposons de le découvrir avec notre week-end œnologique à Saint-Emilion.

– Le Château Siran, magnifique demeure bourgeoise et son étang niché au cœur d’un vaste parc romantique et verdoyant que nous vous faisons découvrir dans notre séjour Fourchette & Tire-Bouchon, pour un week-end de découverte de la gastronomie et du vin au cœur du vignoble bordelais.

Catégorie « Hébergement à la propriété » :

– Le Château Giscours et ses trois chambres d’hôtes situées dans les anciennes écuries du Château et offrant une vue imprenable sur les 300 hectares de la propriété. Découvrez-les vite au cours d’un séjour Golf & Grands Crus dans le Médoc.

Les autres catégories présentées concernent « Art & culture », la « Découverte & innovation », la « Valorisation oenotouristique des pratiques environnementales » ainsi que les « Services oenotouristiques ».

Pour plus de détails sur les lauréats 2015, rendez-vous sur le site de Best Of Wine Tourism.
Retrouvez également l’ensemble de nos vignerons partenaires.

Tout savoir sur les vins de Gevrey Chambertin en Bourgogne

carte vignoble gevrey chambertinGéographie :
C’est au cœur de la Bourgogne, au Sud de Dijon que se situe Gevrey Chambertin, commune la plus au Nord du vignoble de la Côte de Nuits.

Appellations :
26 Premiers Crus
tels que : Clos Saint-Jacques, Petite Chapelle, Lavaut ou encore Champonnet
8 Grands Crus tels que : Chambertin, Clos de Vougeot, Mazis-Chambertin ou encore Griotte-Chambertin

Cépage :
Pinot Noir

Style :
Vins rouges aromatiques, équilibrés et denses

Caractère :
Sa robe est vive (du rouge rubis foncé à la cerise noire) et ses arômes très fruités rappellent la framboise, le cassis, la groseille, mais aussi la réglisse et les épices. Certains y trouveront de la rose, de la violette et du sous-bois. Au palais, il est puissant et élégant à la fois.

Sa garde :
Les vins de Gevrey-Chambertin sont des vins de longue garde, surtout pour les Premiers et Grands Crus. Entre 5 et 12 ans, idéalement une dizaine d’années

Accords mets & vins :
La puissance et l’intensité des vins rouges de Gevrey-Chambertin s’associent parfaitement à une viande rouge grillée, un gigot de mouton ou encore mieux, une viande en sauce du type coq au vin, agneau en sauce ou bœuf bourguignon, évidemment ! Des fromages forts en goût (Livarot, Epoisses) sont également les bienvenus pour mettre en valeur la riche palette arômatique de ces vins.
A servir entre 14°C et 16°C.

Si vous avez aimé le Gevrey-Chambertin, alors vous apprécierez :
Pour l’équivalence de style : un Crozes-hermitage (Du vignoble de la Vallée du Rhône)
Pour ses arômes : un champagne rouge et fruité, le Bouzy (Vignoble de Champagne)
Pour sa saveur : un Volnay (Bourgogne)
Dans la région, pour une belle occasion : un Clos-Vougeot (Bourgogne)

ET si vous désirez en savoir d’avantage sur cette appellation, nous ne saurons trop vous conseiller de vous rendre sur place et de prendre part à des activités découverte des vins bourguignons  : atelier vin, stage œnologie Bourgogne, …

Rencontre oenologique dans les vignobles, au Château de Camarsac

Interview de Thierry Franzek-Sterlin, vigneron et responsable de l’oenotourisme au Château de Camarsac. Il nous parle du domaine et de son expérience personnelle.

Vous êtes devenu vigneron presque par hasard, racontez-nous !

Vigneron Pessag-LeognanJe n’étais absolument pas prédestiné au départ à être vigneron, du moins je n’avais pas imaginé l’être avant une opportunité qui s’est offerte à moi au domaine de Chevalier, Grand Cru Classé de Graves Pessac Léognan.
J’ai tout d’abord été routier ;  j’ai arrêté par choix, ne pouvant profiter pleinement de moments cruciaux avec ma famille. C’est finalement le fait de réaliser les vendanges par hasard au domaine de Chevalier qui m’a conduit au métier de vigneron. J’ai été engagé pour seconder le maître de Chai de cette propriété. J’ai donc appris sur le tas, je n’ai jamais eu de formation scolaire pour exercer mon métier, mais j’ai reçu un bon enseignement et de très bons conseils de la part de maîtres en matière de vin.
J’ai voulu par la suite travailler à la vigne, ce qui m’a été difficile au départ du fait de la sectorisation des fonctions viticoles, du rejet de la polyvalence, en d’autres termes lorsqu’on est au chai, on ne va pas tailler la vigne ; les mentalités ont tout de même évolué de nos jours… Je fus donc le premier polyvalent du domaine. J’ai tout fait, par passion, par intérêt, ou par soucis d’accomplissement personnel : chai, vigne, vinification, élevage… Je dirai que mon point faible repose dans le traitement des vignes, et dans la connaissance exacte des produits phytosanitaires.
Je me suis toujours plu au domaine de Chevalier, j’ai changé de voie il y a plus d’un an maintenant du fait d’une proposition attrayante de Thierry Lurton, propriétaire du Château de Camarsac, de management des chambres d’hôtes du Clos du Prince, et de responsable des visites à la propriété. J’aime ce que je fais actuellement et je suis extrêmement heureux d’évoquer mon savoir à des touristes, à condition seulement qu’il s’agisse d’un petit comité. J’apprécie que les gens posent des questions, prendre le temps d’échanger avec eux ! Même avec ce nouveau métier, je garde l’âme d’un vigneron.

Quelles sont les caractéristiques des vins du domaine de Camarsac ? Les meilleurs millésimes ?

Domaine viticole BordeauxLes vins blancs du domaine de Camarsac sont de l’AOC Entre-Deux-Mers, dont le nom provient de la situation géographique entre la Garonne et le Dordogne, et les vins rouges et rosés de l’AOC Bordeaux Supérieur.
Il y a deux vins blancs formés à partir des cépages de Sauvignon et de Sémillon, dont un vin blanc 100% Sémillon excellent. Vous trouverez aussi du Rosé et du Clairet appelé aussi « rosé de saignée », plus coloré que les vins rosés classiques. La différence réside dans le pressurage et la durée de macération. Pour le Clairet, le jus de raisin noir macère plus longtemps que pour le rosé.
Et nous avons enfin quatre vins rouges, deux travaillés sur le fruit, et les deux autres sur le tanin. Les premiers sont issus du cépage Merlot qui donne du gros raisin permettant ainsi un travail sur la pulpe. Les bouteilles doivent se consommer dans les 3 à 5 ans. Les autres sont travaillés à partir du cépage Cabernet qui fournit de petits raisins avec plus de tanin, ce qui permet à ces vins de se conserver en barrique. En fonction des années nous ajustons la production de ces différents vins, en nous adaptant au terroir et condition climatique : nous favorisons par ailleurs la diversification du sol pour mieux valoriser ce fabuleux terroir !
Les bonnes années au domaine de Camarsac ont été les mêmes que pour l’ensemble de la région bordelaise, à savoir 2008, 2009 et 2010. L’année 2007 était particulièrement mauvaise, et les années 2011 et 2012 plutôt très moyennes. Pour 2013 c’est la catastrophe, comme dans toutes les régions viticoles françaises.
Cependant la viticulture et la vinification ne sont pas des sciences exactes. Par exemple, en 1984, tout le monde se plaignait, disait que c’était une année horrible pour le vin. Pourtant au domaine de Chevalier Pessac Léognan, il a été produit un très bon millésime, à tel point que le domaine a racheté son vin aux enchères !

Et vos préférences personnelles vont vers quel type de vins?

Je suis peut-être un peu chauvin mais j’aime énormément les vins de Pessac Léognan. C’est peut-être par habitude ou par fierté, mais vous comprenez c’est une petit peu mon « bébé ». Ce vin est plutôt un « vin de femme » comme on dit, il est léger, élégant, racé…
Je penche aussi vers les vins blancs, notamment de Bourgogne et d’Alsace.

Depuis vos nouvelles fonctions, quel regard portez-vous sur l’oenotourisme?

Sans parler des amateurs et connaisseurs de vin, il me semble que les gens souhaitent apprendre, participer, poser des questions : il est indispensable qu’il y ait donc quelqu’un d’expérimenté face à eux, quelqu’un du métier.
Il y a de plus en plus de gens qui s’intéressent au vin, français comme étrangers. Je pense qu’il faut leur dévoiler les secrets du métier, aller au-delà d’une simple dégustation ou visite. Chercher une vraie rencontre…

Découvrez tous nos autres partenaires vignerons.

Sur la route des vins d’Alsace

L’histoire du vignoble alsacien

Pour le vignoble alsacien, la vie ne semble pas être un long fleuve tranquille. Contrairement aux autres régions viticoles françaises, hormis les vignobles champenois et lorrains qui ont subi les dégâts de la 1ère guerre mondiale, les vignes d’Alsace ont été malmenées par les guerres de conquête des rois de France, puis par les conflits franco-allemands. La reconstruction du vignoble, qui s’est opérée à partir des années 50, a d’abord consisté à sauver l’essentiel, ce qui fut fait avec la reconnaissance de l’AOC Alsace, obtenue en 1962, et qui valorisait la région en couvrant la totalité de l’aire viticole délimitée à cette époque, étendue depuis.
Le vignoble issu de ce sauvetage et celui que nous connaissons aujourd’hui sont cependant bien différents. Il aura suffi de quelques années pour créer le Crémant (décret de 1976) devenu entre-temps le leader incontesté des effervescents français hors Champagne, et l’AOC Grand Cru (décret de 1975). Les vignerons indépendants ont grandement contribué à son émergence. Dans ce même laps de temps, l’Alsace a imposé ses vins moelleux et liquoreux, en officialisant une réglementation un usage fort ancien.
La description des AOC Alsace ne serait pas complète sans souligner les efforts collectifs entrepris depuis plus de 20 ans, et qui ont permis une amélioration globale spectaculaire de la qualité des vins génériques, reconnue par tous.

Carte de la route des vins d’AlsaceRoute des vins d'Alsace

Le vignoble alsacien s’étend du Nord au Sud de l’Alsace, de Strasbourg à Mulhouse, sur une surface totale de production de 15 600 hectares répartie sur 119 communes. Le vignoble peut produire 637 vins AOC-AOP différentes, majoritairement en blanc, mais également en mousseux et rouge. Pour que la liste soit complète, il ne faut pas oublier l’eau-de-vie régionale : le marc d’Alsace !
C’est donc au cœur de la plaine du Rhin que se situe la zone de production des vins d’Alsace. Les vignes se développent, d’une part, sur les contreforts orientaux des Vosges, entre environ 170 et 500 mètres d’altitude, et d’autre part dans les petites vallées qui les entaillent. L’ensemble du vignoble est parcourue, sur une longueur de 170 kilomètres, par la fameuse Route des vins d’Alsace dont le tracé a été défini officiellement en mai 1953 et qui passe par une grande partie des communes du vignoble (67 sur 119) et appellations Grands Crus (48 sur 51). De plus, la route des vins d’Alsace se visite en voiture, à vélo ou encore à pied.

Les appellations des vins d’Alsace

Cas particulier en France, la totalité du vignoble alsacien est classée AOC Alsace (ou vins d’Alsace). Au-delà de cette AOC « générale », il existe deux autres appellations :
–     l’une concerne les 51 Grands Crus  – Appellation Alsace Grand Cru
–     l’autre les vins effervescents : Crémants d’Alsace –  Appellation Crémant d’Alsace
L’AOC Alsace représente environ 80 % des vins, 4% pour l’AOC Grand Cru et 17 % pour l’AOC Crémant. Par ailleurs, l’AOC Alsace et l’AOC Alsace Grand Cru autorisent deux mentions : Vendanges Tardives et Sélections de Grains Nobles, la première consistant à vendanger le raisin plus tardivement afin d’obtenir un taux en sucre plus élevé et la deuxième consistant à récolter le raisin surmûrie ayant subi une concentration de la vigne faisant apparaître le champignon botrytis cinerea.

L’AOC générale est accordée aux vins issus des sept cépages reconnus, tous à découvrir lors d’un stage œnologie en Alsace : Muscat, Sylvaner, Pinot Blanc, Pinot Gris, Pinot Noir, Riesling et Gewurztraminer ainsi qu’à deux assemblages, l’Edelzwicker et le Gentil. Le rendement annuel à l’hectare est fixé à 80 hectolitres et à 75 pour les Pinot Noir.
Les vins d’Alsace de toutes les appellations (hormis le Crémant) sont embouteillés dans les fameuses flûtes et obligatoirement mis en bouteille dans la région d’origine.

Le Riesling demeure leader de l’encépagement (22 %) devant le Pinot Blanc (21 %), dopé par le Crémant. Suivent le Gewurztraminer (18 %), le Pinot Gris (14 %), le Sylvaner (11 %), le Pinot Noir (9 %) et le Muscat (2 %).

Crédit : Benoit France

Sur la route des vins de Bordeaux : à la découverte du Médoc

Vignoble MédocainLe Médoc, une des 7 régions viticoles bordelaise

Le vignoble bordelais, à l’instar de la Bourgogne, regorge de nombreuses appellations qui sont dispersées à travers 7 régions viticoles bordelaises : Médoc, Blayais, Côtes-de-Bourg (appelé aussi Bourgeais), Libournais, Entre-deux-Mers, Graves et Sauternais. Ces 7 régions totalisent  38 appellations englobant en tout et pour tout près de 10 000 châteaux.

Géographie et appellations du vignoble Médocain

Le vignoble du Médoc s’étend sur la rive gauche de la Gironde, de Saint-Vivien-de-Médoc au nord jusqu’à la ville de Bordeaux au sud. Vignoble principalement à vins rouges, il fût propulsé au sommet de la hiérarchie bordelaise par la classification officielle des vins de Bordeaux de 1855.
Il comprend deux AOC régionales, Médoc et Haut-Médoc, ainsi que six AOC communales : Saint-Estèphe, Pauillac, Saint-Julien, Listrac-médoc, Moulis-en-Médoc et Margaux.

Les cépages du Médoc

Les cépages au sein du vignoble bordelais sont multiples, contrairement à d’autres vignobles tels que le vignoble Bourguignon principalement axé sur deux cépages. Sur l’ensemble du vignoble bordelais, on dénombre onze cépages dont six cépages rouges et cinq cépages blancs. Le Médoc regroupe quant à lui cinq de ces onze cépages : Merlot, Cabernet Sauvignon, Cabernet Franc, Malbec et Petit Verdot. Chaque  Château compose son propre assemblage de cépages, parmi les cinq cités,  selon les spécificités culturales des domaines et les choix personnels des vignerons.
Le cépage prédominant reste le Cabernet Sauvignon, caractéristique du vignoble bordelais, composant à titre d’exemple les deux tiers des vins du célèbre Château Latour à Pauillac. Viennent ensuite le Cabernet Franc, le Petit Verdot et le Malbec généralement en quantité moindre (souvent moins de 10%).

 Classification des vins du vignoble Médocain

Au travers de ses huit appellations (régionales et communales), le Médoc se décompose en cinq familles de crus permettant à chaque vin de révéler sa propre identité et d’appartenir à la famille qui lui correspond le mieux : les crus classées (liés au classement de 1855), les crus bourgeois, les crus artisans, les caves coopératives et les autres crus. Ce vignoble produit des vins d’exceptions reconnus mondialement, et ce, en partie par la classification de 1855 dont vous trouverez ci-dessous les deux premières parties du classement :

Premier cru classé :
Château Haut-Brion, Pessac-Léognan
Château Lafite Rothschild, Pauillac
Château Latour, Pauillac
Château Margaux, Margaux
Château Mouton Rothschild, Pauillac

Deuxième cru classé :
Château Brane-Cantenac, Margaux
Château Cos d´Estournel, Saint-Estèphe
Château Ducru-Beaucaillou, Saint-Julien
Château Durfort-Vivens, Margaux
Château Gruaud Larose, Saint-Julien
Château Lascombes, Margaux
Château Léoville Las Cases, Saint-Julien
Château Léoville Poyferré, Saint-Julien
Château Léoville Barton, Saint-Julien
Château Montrose, Saint-Estèphe
Château Pichon Longueville Baron de Pichon, Pauillac
Château Pichon Longueville Comtesse de Lalande, Pauillac
Château Rausan-Ségla, Margaux
Château Rauzan-Gassies, Margaux

L’histoire viticole de la Champagne

Les vins de Champagne, vin des rois de FranceVille de Reims

La Champagne a accueilli au cours des siècles de nombreux rois de France. Clovis, fit en effet de ce lieu une région d’intérêt pour la Couronne Française, étant sacré premier roi des Francs en 498 à Reims par l’évêque Saint-Rémi, premier évènement d’une longue tradition de sacres des rois de France dans la ville champenoise de Reims. Les cérémonies étaient suivies de grands festins au cours desquels les vins de Champagne coulaient à flots.

Ces vins furent rapidement appréciés et reconnus pour leur qualité, devenant des cadeaux appréciables pour la haute société et les monarques. François 1er ou Louis XIV se virent ainsi offrir par la région, à l’occasion de leur couronnement, quelques centaines de pintes de vin (une pinte, ancienne mesure, représentant un peu moins d’un litre). Les vins de Champagne sont, dès cette époque, des vins de célébrations et d’évènements de prestige, une réputation perpétrée jusqu’à nos jours.

Vers l’effervescence du Champagne

Bulle de champagne

En matière vinicole, le pétillement et la mousse des vins est un phénomène connu depuis longtemps, comme en témoigne un papyrus égyptien en date du 23 octobre 522 après Jésus-Christ : énumérant les cas d’annulation d’une vente de vin, il citait la reprise de la fermentation au printemps. Cette seconde fermentation se traduisant par un pétillement était considéré comme un défaut du vin. Ce pétillement était ni régulier, ni compris, ni provoqué. Dès 1320, le vin d’Epernay était décrit dans un poème comme étant « clair, brillant, fort, fin, frais, sur la langue pétillant. » Mais ce pétillement n’était pas propre aux vins de Champagne.

L’histoire des vins pétillants connaît une rupture dans les années 1670-1690, avec la naissance des vins de Champagne mousseux. C’est la première fois qu’un vin pétillant est associé à un territoire précis, la Champagne. C’est aussi la première fois que des techniques spécifiques de vinification sont mises au point.

Le vin de Champagne mousseux connaît rapidement un grand succès, en Angleterre puis en France dans les années 1700. Vin extravagant (expulsion du bouchon, mousse), éveillant les cinq sens, mais aussi très cher, il se diffusa d’abord dans les milieux aristocratiques. Son coût était augmenté par sa production très difficile. En effet, il fallait conserver le vin pendant plus de six mois en tonneaux, puis le mettre en bouteilles au printemps et attendre jusqu’à l’automne. La mousse prenait lorsque le sucre présent dans le vin au printemps était encore suffisant pour provoquer naturellement une seconde fermentation.

Or, les producteurs de Champagne ne connaissaient pas les mécanismes de cette seconde fermentation. Souvent, la prise de mousse échouait faute de sucre. Plus souvent encore, les bouteilles explosaient lors de la prise de mousse. Il fallut en fait près d’un siècle et les efforts de nombreux producteurs, des années 1700 aux années 1800, pour élaborer des techniques spécifiques : bouchage au liège avec ficelle en lin puis en fer ; sélection des bouteilles les plus résistantes ; variation de la date de tirage en bouteille en fonction des années ; ajout de sucre dans le vin déjà en bouteilles ; utilisation de caves à température stable pour améliorer la conservation des vins ; élimination du dépôt par la technique du dégorgement à partir des années 1780-1790.

C’est ainsi, qu’à la lueur de documents avérés, que le champagne est sur un plan historique le premier vin mousseux produit dans un territoire déterminé – la Champagne – et de manière régulière par des producteurs locaux.

L’âge de la célébrité du vignoble

Histoire de la Champagne

Au XVIIIème siècle, le Champagne devient célèbre à la Cour de Louis XV et est définitivement associé à une image de fête, de luxe et de volupté. La Marquise de Pompadour dira : « le Champagne est le seul vin qui laisse la femme belle après boire ». C’est d’ailleurs à cette époque que les premières maisons de Champagne apparaissent, telles que la maison Ruinart en 1729 ou la maison Moët en 1743.

Lors de la débâcle napoléonienne en 1815, la Champagne est occupée par des officiers prussiens, autrichiens et russes qui deviennent de francs amateurs de Champagne, contribuant à la fin de ces guerres à l’internationalisation de sa consommation et à l’implantation de groupes rhénans dans la région pour procéder à des échanges commerciaux. La filière viticole champenoise n’aura alors de cesse de se structurer tout au long du XIXème siècle.

Création des appellations du vignoble champenois

En 1887, le syndicat des grandes marques de champagne obtient la propriété du mot « Champagne » pour tous les vins issus de la région. En 1908, une première zone d’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) est tracée, portant sur 15 000 hectares ; la délimitation définitive de 34 000 hectares est donnée en 1927. L’AOC impose 35 règles de qualité comme celle de la limitation à sept cépages autorisés (dont les principaux sont le pinot noir, le pinot meunier et le chardonnay), limitation du rendement à l’hectare et au pressurage, ou une durée minimum de vieillissement, …

Aujourd’hui, le vignoble champenois, à découvrir notamment lors de stage œnologique, s’étend sur quatre espaces très différents – la Montagne de Reims, la vallée de la Marne, la Côte des Blancs, la Côte des Bar – et ses 15 000 vignerons sont les dignes héritiers de cette histoire viticole champenoise.

Sur la route des vins de Bourgogne : à la découverte de la Côte de Beaune

Il est parfois difficile de s’y retrouver parmi les multiples régions, communes et appellations du vignoble bourguignon. Aujourd’hui, on vous propose de partir à la découverte d’une des régions les plus renommées de la Bourgogne des Grands Crus : la Côte de Beaune. En espérant que cette rapide présentation encourage les moins initiés à se plonger parmi les appellations et terroirs d’exceptions de ce vignoble, et serve de rappel aux amateurs avertis.

La Bourgogne se décompose en 6 grandes régions viticoles, du nord au sud : le Chablisien près d’Auxerre, la Côte de Nuits, la Côte de Beaune, la Côte chalonnaise, le Mâconnais, et enfin le Beaujolais.
Chacune de ces régions possède des caractéristiques propres, du Beaujolais connu pour son fameux Beaujolais nouveau, au Chablis pour son appellation mono-cépage (le chardonnay), en passant par la Côte de Nuits avec les vins rouges parmi les plus chers au monde (Romanée-Conti pour n’en citer qu’un..), la Côte chalonnaise et le Mâconnais encore peu connus mais à découvrir, et enfin la Côte de Beaune, le terroir des plus beaux vins blancs du vignoble français.
Ces différentes subdivisions du vignoble de Bourgogne appellent une géologie et une météorologie spécifiques, mais nous éviterons de rentrer dans ce genre de détails !

La renommée du vignoble de la Côte de Beaune est étroitement liée à sa capitale, Beaune, siège historique et économique de la Bourgogne viticole. Le vignoble s’étend en effet autour de cette  ville, de Ladoix-Serrigny au nord jusqu’à Cheilly-lès-Maranges au sud, chevauchant les départements de la Côte-d’Or et de la Saône-et-Loire.
Seuls deux cépages sont recensés au sein de ce vignoble : l’un rouge, le Pinot noir, et l’autre blanc, le Chardonnay à l’origine des vins blancs parmi les réputés au monde.Vignoble Cote de Beaune

Longer les 30 km de la route des Grands Crus de la Côte de Beaune revient à parcourir quelques 20 communes viticoles, une trentaine d’appellations spécifiques, en plus de celles propres à tout le vignoble bourguignon, telles que les appellations génériques Bourgogne, Bourgogne-Aligoté, … Quelques noms évocateurs (Pommard, Corton-Charlemagne, Montrachet, ..) font briller les yeux et saliver les papilles de tous les amateurs de vins du monde.

Parmi les villages produisant des Grands Crus on distingue :
Aloxe-Corton (appellations : aloxe-corton, corton-charlemagne, charlemagne et corton) ;
Pommard (appellations : pommard et bourgogne-hautes-côtes-de-beaune) ;
Savigny-lès-Beaune (appellations : savigny-lès-beaune, côte-de-beaune-villages, bourgogne-hautes-côtes-de-beaune) ;
Meursault (appellations : meursault, blagny, sainte-marie-la-blanche, volnay et bourgogne-hautes-côtes-de-beaune) ;
Chassagne-Montrachet (appellations : chassagne-montrachet, bâtard-montrachet, criots-bâtard-montrachet, montrachet et côte-de-beaune-villages) ;
Puligny-Montrachet (appellations : puligny-montrachet, bâtard-montrachet, bienvenues-bâtard-montrachet, montrachet, chevalier-montrachet, blagny et côte-de-beaune-villages).

Si les grands crus de ces appellations ne sont pas accessibles à toutes les bourses, tout un chacun pourra trouver son bonheur, à partir de 10€, sur des appellations moins réputées ou non classées en Grand Cru ou Premier Cru. Et pour approfondir vos connaissances en la matière, n’hésitez pas à partir en stage œnologique en Bourgogne.

Vignobles français et Patrimoine Mondial de l’UNESCO

Le patrimoine de l’UNESCO

Le vignoble français, déjà représenté au Patrimoine Mondial de l’UNESCO  par Saint Emilion depuis 1999 pourrait s’enorgueillir dès 2015 de voir 2 régions viticoles françaises intégrer cette prestigieuse liste. Une proposition dans ce sens a été faite le 13 janvier 2014 par notre Ministère de la Culture.

Les « climats » du vignoble de Bourgogne associés aux villes de Dijon et Beaune seront présentés au titre de biens culturels avec leurs clos, leurs murgers et leur bâti caractéristique. Pour mémoire, le grand nombre de lieux dits et parcelles délimités par des murets (murgers) sont appelés « les climats ».

Les coteaux, maisons et caves de Champagne seront présentés au titre de biens culturels dans la catégorie des paysages culturels. Le vignoble champenois est d’ailleurs l’un des sites culturels les plus visités de France.

Ces deux dossiers seront examinés en 2015 par le Comité du Patrimoine Mondial de l’UNESCO.