Domaines à visiter et crus à déguster en Beaujolais

Escapade hivernale BeaujolaisRattaché à la Bourgogne viticole qu’il prolonge, le Beaujolais affiche une personnalité très distincte par sa géologie, marquée au nord par des sols anciens, par son climat plus méridional, et par son cépage de prédilection, le Gamay. Il en découle des vins généralement plus fruités et plus souples que les vins de Bourgogne.

Le Beaujolais est l’un des rares vignobles à rester fidèle à la vendange manuelle : cette vinification traditionnelle est jugée incompatible avec l’usage d’une machine à vendanger car celle-ci décroche les grains de raisin de leur tige en secouant les rangs, ce qui écrase les baies.

C’est pour cette raison que de nombreux domaines viticoles tel que le Château du Chasselas ou encore le Château de la Valette continuent de perpétrer la méthode traditionnelle qui consiste à mettre en cuve des vendanges entières et à les laisser macérer plusieurs jours.

Ces vins d’artisans ont un atout de taille : le paysage de coteaux dans lesquels ils s’épanouissent. Un écrin parmi les plus séduisants de France où se cachent des villages de caractère, des fermes anciennes comme le Domaine Pardon & Fils à Beaujeu, et de remarquables châteaux. Ce paysage d’une rare douceur est facilement accessible, et reflète cette personnalité unique que l’on retrouve dans ses vins.

Vous pourrez ainsi découvrir des vins fruités et gouleyants qui montrent une vivacité qui s’accorde avec l’onctuosité des charcuteries, avec les potées et pot-au-feu mais également avec des fromages de caractère tel que le camembert ou le reblochon.

  • Les crus les plus tendres (Chiroubles, Fleurie et Saint-Amour) s’accordent au saucisson pas trop sec, comme l’authentique Jésus de Lyon, et à une généreuse cuisine de bistrot puisque le fondant de la couenne de porc et le charnu du vin s’entendent à merveille. Après deux à cinq ans de bouteille, le vin va révéler son terroir et perdre le caractère variétal du cépage Gamay. Plus profond et complexe qu’un vin du vignoble du beaujolais simple, il peut s’accorder avec les abats, comme les rognons, ou une viande de bœuf persillée bien rassise, saisie et croûtée à la poêle.
  • Les crus les plus robustes (Brouilly, Côte-de-Brouilly, Juliénas, Régnié) demandent eux, une cuisine simple comme une terrine de campagne, un tablier de sapeur ou encore un pied de cochon grillé accompagné de frites. Après quelques années de cave, le vin s’assouplit et prend des accents bourguignons. Il peut être servi sur un onglet grillé aux échalotes, ou avec des plats en sauce au vin comme le civet de lapin : ce dernier souligne le fondant des viandes mijotées.
  • Les crus de garde (Chénas, Morgon, Moulin-à-vent) sont des vins de bonne capacité de vieillissement, marqués par des arômes de fruits rouges mûrs, de fleurs et d’épices douces. Avec l’âge, des arômes de sous-bois, de musc et de truffe viennent s’y ajouter. Ces vins charpentés et corsés accompagnent une cuisine familiale, goûteuse, comme un carré de veau rôti ou une volaille à la broche.

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